Keen Souhlal

Keen SOUHLAL

Après un Master de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, Keen Souhlal a suivi diverses formations lui permettant de produire une œuvre riche et complexe. Elle utilise le bois, la céramique, la photographie, le dessin, ou encore la sculpture et cet éclectisme de médiums lui permet d’envisager la nature selon une grande diversité de points de vue et de procédures.

L’objet de réflexion de l’artiste est l’élément brut, extrait de son environnement naturel. Influencée par une large palette de mouvements, du Land Art à l’Arte Povera, l’artiste croise les matériaux, les formes et les techniques pour des rendus à la fois bruts, sensibles et délicats qui révèlent les tensions entre force et fragilié.

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Julie Sarloutte

Julie SARLOUTTE

Julie Sarloutte est une artiste diplômée de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris en 2014. Elle a participé à de nombreuses expositions collectives. Sa pratique artistique se concentre sur un médium original, les broderies montées sur châssis en bois, dans une démarche pop et décalée.

Ses œuvres détournent la douceur apparente de la broderie classique pour créer des contrastes avec les sujets représentés, parfois violents ou mystérieux, voire inquiétants. Elle extrait des fragments qui émanent des écrans de télévision et les sélectionne pour leur étrangeté ou leur ambiguïté. Elle décide alors de transformer ces arrêts sur image en icônes. Ces images télévisuelles regagnent ainsi en densité et symbolique à travers l’accumulation des fils de coton.

LAURÉATS, Manon ROUGIER

Manon Rougier est une jeune artiste plasticienne. Après un échange de 6 mois à l’UQAM, Montréal, elle obtient en 2015 son DNSEP à l’École nationale supérieure d’Art d’Aix-en-Provence. Elle participe à de nombreux festivals et expositions, entre Marseille et Aix-en-Provence, mais également au Portugal à Fundão pour l’exposition de sa fin de résidence au Musée Moagem. Aujourd’hui, elle vit et travaille à Aix-en-Provence et transcrit son art au travers d’installations, du volume et du dessin.

Sa démarche artistique se concentre sur les mondes miniatures qui constituent, selon elle, une aire intermédiaire entre la sphère du monde réel et celle du monde imaginaire. La distance imposée par le changement d’échelle est le point de départ de son travail. Elle traite des notions d’inaccessibilité et de fascination. Ces voyages mettent en lumière des espaces de transitions invisibles où ses sculptures, fragiles, et ses photos, évanescentes, sont d’une infinie poésie.

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Jeff RIOUX-COSSON

Jeff Rioux-Cosson est un jeune artiste plasticien originaire de Paris. Après une formation en Métiers d’Arts section céramique, il est actuellement en 5e année de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris. La sculpture est devenue son médium de prédilection.

Son travail porte essentiellement sur l’essoufflement de la forme et repose sur le déséquilibre. L’artiste déconstruit pour réinterpréter des objets du quotidien : il y a du mouvement, du dynamisme et de la tension dans ces sculptures qui nous interpellent comme des formes vivantes. La société de consommation est une de ses thématiques. Il s’intéresse notamment à l’influence de firmes puissantes qui poussent parfois ses cibles à des achats compulsifs et irrationnels. On retrouve souvent une symbolique religieuse dans ses installations.

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Charly N'DOUMBE

Charly N’doumbe est diplômé de l’École supérieure d’arts plastiques de la Ville de Monaco depuis 2015. Il a participé à plusieurs expositions collectives, comme Garden Party du Pavillon Bosio à Monaco en 2015 ou Le Genre à Kéramis au Centre de la céramique en Belgique en 2014. Il a aussi réalisé la scénographie pour le spectacle de danse la Table d’Ephysis pour les Ballets de Monte-Carlo.

L’artiste s’intéresse aux codes de la gestuelle. Pour dénoncer le diktat des canons de beauté, il conçoit des installations vidéo donnant à voir les carcans invisibles qui maintiennent nos corps sous contrôle permanent. Ses captations projetées dans l’espace donnent une dimension sculpturale au projet.

Guillaume LO MONACO

Originaire du Var, et actuellement en dernière année de Master à l’École supérieure d’art d’Aix-en-Provence, Guillaume Lo Monaco est un jeune artiste qui utilise une pluralité de médiums, de l’installation au graphisme, en passant par la sérigraphie.

Très marqué par les événements du 11 septembre 2001 qui ont changé sa perception du monde, il explore à la fois l’histoire passée, l’empreinte du présent laissée sur les hommes et le futur de l’humanité. Ses œuvres sont pour lui le moyen d’exprimer une critique acerbe et personnelle du monde. La peur, la mort, la destruction programmée sont des thématiques chères à Guillaume Lo Monaco. Il traite aussi de la perte de l’innocence, de la propagande. Choquer ou amuser sont pour lui des manières d’interpeler le public.

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CANDIDATS, Kid KREOL & BOOGIE (duo)

Jean-Sébastien Clain et Yannis Nanguet se rencontrent au cours de leurs études à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts du Port (Île de la Réunion). Ils décident de former le duo Kid Kréol & Boogie. Très actifs dans le milieu du street-art, ils ont participé à de nombreux festivals, réalisant des performances en direct, et ont travaillé dans de plusieurs pays comme l’Afrique du Sud, le Brésil, Madagascar, ou encore la Slovaquie. Leur démarche artistique tend vers la révélation d’un imaginaire créole réunionnais.

Dans son univers graphique, le duo développe la peinture murale parce que son caractère intime contraste avec les formats « définis » (toiles, papiers etc.). Ainsi, il réalise une performance devant les spectateurs, une œuvre en direct où le mural, de par sa dimension monumentale, interagit directement avec le corps. Une pratique immersive qui favorise les interactions.

CANDIDATS, Edwin CUERVO

Né en Colombie, Edwin Cuervo vit et travaille aujourd’hui entre Marseille et Paris. Après un riche parcours scolaire, et notamment une année passée à l’UDK (Universität Der Künst de Berlin), il obtient un DNSEP à l’ESADMM (École supérieure d’art et de design Marseille- Méditerranée) en 2014. L’artiste réalise essentiellement des installations en mêlant des techniques mixtes.

Sa démarche artistique tend à vouloir saisir l’évolution de la matière et ses changements d’état en observant et en utilisant les phénomènes naturels. Il veut montrer les corps qui changent de forme selon les conditions dans lesquelles ils évoluent. Il explore la matière en se basant sur l’intuition et l’aléatoire. De ses actes créatifs, il en résulte des formes et des matières instables et périssables, de par leur nature organique, des formes qui s’inscrivent dans un processus de transformation permanente et suscitent un attrait de curiosité tout particulier.

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Clément COLLANGE

Né en 1988, Clément Collange est originaire d’Avignon. Après avoir effectué une licence 2 d’arts plastiques, il s’est installé à Aix-en-Provence où il réalise actuellement un cycle d’étude à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts. Les médiums principaux de cet artiste passion- neé par les espaces urbains et l’architecture sont la photographie, la vidéo et le dessin.

Sa pratique naît dans la sphère urbaine avant de basculer dans la mise en scène presque cinématographique. Ses séries argentiques en noir et blanc ne sont pas sans évoquer l’histoire de la photographie. S’intéressant plus précisément à l’exploration urbaine, il trouve son inspiration dans les architectures abandonnées ou ayant échappé à la réhabilitation. En 2014, il réalise la série Twelve Gasoline Station ayant pour sujet les stations service qu’il a alors arpentées à travers le sud de la France. Ce travail est une inspiration directe d’Edward Ruscha qui lui a valu les félicitations du Jury. Par son attrait expérimental, ce dyptique cartographique se révèle fascinant et poétique.

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Caroline BENECH

Caroline Bénech est née à Paris en 1980. Après avoir suivi les cours de l’Académie Julian, elle obtient le Master d’Arts Graphiques de l’ESAG Penninghen en 2003. L’artiste a participé à  de nombreuses expositions individuelles, comme en 2010 au Festival Unesco de la diversité culturelle à Paris, et collectives, comme en 2015 au Festival Transient à la Biennale Némo.

Ses séries de photos explorent le mouvement, la temporalité et la profondeur par de subtils jeux de matière, un travail sur les cadres et les échelles. Caroline Bénech explore le potentiel expérimental des outils numériques qu’elle détourne de leur fonction initiale pour les faire dialoguer avec des techniques classiques dans des propositions plastiques libérées de repères réalistes. Elle capture l’atmosphère, tisse, dans la réalité physique, l’étoffe de ses songes. Sa fine observation des phénomènes de lumière et sa perception toute personnelle de l’espace cherchent en effet à révéler la part de mystère qui nous entoure.

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