Prix d'art dédié à l'émergence des jeunes artistes contemporains

douzieme EDITION

Les artistes

Née en 1989. Vit à Paris et travaille à Pantin. Le travail de Camille Benarab-Lopez explore les attentes que les images produisent et déroutent en permanence. Sa pratique de collecte de visuels, aux sources et aux statuts divers, donne lieu, par des techniques et des médiums multiples, à un processus de montage et de composition picturale. Visant à contenir le flux visuel et à investir un espace d’abstraction, l’artiste questionne notamment le rapport de notre corps à l’image et à sa planéité, lié par un double élan de désir et de frustration.

Diplômée de l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs et des Beaux-Arts de Paris, Camille Benarab-Lopez a été en résidence à la Casa de Velazquez à Madrid ainsi qu’à la Cité internationale des Arts de Paris. Son travail a été présenté en France (aux galeries Catherine Putman, Valérie Delaunay, Odile Ouizman, ainsi qu’à Villa Belleville) et à l’étranger dans des villes comme Leibzig, New-York, Oslo et Madrid.

Camille Benarab-Lopez

L'œuvre

Écran 1

Impressions jet d’encre sur papier, sérigraphie sur PVC et résine, acrylique, silicone, acier, 2019
© Camille Benarab-Lopez

Né en 1990. Vit et travaille à Paris. Animé par une réflexion sur ses origines, le plasticien Mark Daovannary fait le lien entre l’héritage de ses ancêtres laotiens et son quotidien en région parisienne. Après avoir produit ses premières œuvres autour de la transmission et de la perception, il se concentre aujourd’hui sur « la matière vivante ». En associant substances, textures et mouvement avec des formes et des objets universels, il invite ainsi le spectateur à renouer avec son enfant intérieur et à projeter son ressenti et sa subjectivité.

Mark Daovannary est diplômé de l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris avec les félicitations du jury et a étudié à la School of Visual Arts de New York. Son travail a été exposé au sein de galeries parisiennes et à Casablanca. Désigné « Artiste Talent Émergent » par la Région Île-de-France, il a collaboré avec le lycée Germaine Tillion au Bourget, développant sa réflexion sur la définition du vivant et initiant les élèves à l’art et au design.

Mark Daovannary

L'œuvre

Le Méridien

Minéraux, pigments naturels, techniques mixtes, 2019
© Mark Daovannary

Né en 1991. Vit et travaille à Montainville. Mixer les matières, c’est mixer les corps. Le travail de Lélia Demoisy tend à confronter le bois à la peau, à la plume, à la dent ou à l’acier pour confronter notre propre corps aux autres matières du vivant. En offrant des sensations brutes, indissociables de notre relation au monde, la sculpture propose une véritable expérience.

Lors de ses études à l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs, Lélia Demoisy rédige un mémoire dans lequel elle étudie l’idée de fusion avec la nature à travers la littérature et une expérience personnelle d’immersion en solitaire dans une forêt canadienne. Quelques années plus tard, ce questionnement prend forme lorsqu’elle met de côté son travail de scénographe pour se plonger dans la sculpture. Elle reçoit en 2016 la bourse « Jeunes Talents » de la Fondation Mécène & Loire.

Lélia Demoisy

L'œuvre

Dentine

Bois de prunus et céramique, 2019
© Lélia Demoisy

Né en 1990. Vit et travaille à Croissy-sur-Seine. Dans une recherche d’évasion et d’élévation, Maxence Doré aime donner le sentiment que ses peintures et illustrations sont des paysages à grande échelle. Inspiré par les clichés de Thomas Pesquet, il développe une dialectique sur la question de la place de l’homme dans l’Univers et la possibilité de voyager par l’esprit.  à la manière d’un carnet de voyage, il engage un périple spirituel à travers ses toiles et invite l’observateur à se poser des questions.

Maxence Doré a débuté sa pratique artistique dans la rue, où il commence à peindre sur les murs dès l’âge de 8 ans. Par la suite, il étudie l’aménagement des espaces verts et le design, notamment à l’École Condé de Paris, et sort diplômé de l’École nationale supérieure du Paysage de Versailles.

Maxence Doré

L'œuvre

La lune 3.0

Peinture à l’huile, 2019
© Maxence Doré

Née 1988. Vit et travaille à Évry. Mathilde Geldhof utilise la photographie pour interroger la dialectique qu’entretient le réel avec la fiction. Elle s’appuie sur la spécificité des lieux ou de ceux qui les habitent et convoque les différents statuts de l’image dans son travail, faisant cohabiter des références à l’histoire de l’art et des échos aux usages sociaux ou intimes de la photographie.

Elle est diplômée des Beaux-Arts de Paris et l’une des fondatrices de l’atelier partagé Le Houloc. En 2015, elle réalise sa première exposition personnelle, Le jeu de l’ordinaire, à l’issue de sa résidence à Pékin dans le cadre du Prix Yishu 8. Son travail a rejoint les collections du FMAC et du Fonds « Photographie et Estampe » de la BNF.

Mathilde Geldhof

L'œuvre

Luisa

Photographie, 2016
© Mathilde Geldhof

Née 1987. Vit et travaille à Coquelles. Diplômée en économie, droit et psychologie, formée au cours Florent, Alix Godon puise son inspiration aussi bien dans les sciences dures que les sciences sociales, le théâtre ou la science-fiction. Ses travaux, expressions d’une pratique majoritairement axée sur la technique mixte sur papier, allient recherches et séries nées d’automatismes. En multipliant les approches, Alix Godon cherche à éprouver de nouveaux protocoles de création afin de questionner le féminin, la notion dynamique de complexité ou encore les structures mentales et biais cognitifs.

La galerie écossaise Theblueroof lui offre sa première exposition personnelle ainsi qu’une résidence de plusieurs mois en 2017. Deux autres expositions personnelles en 2019 (Arrêt s/images en 2018 et Trait-d’U) alternent avec des projets collectifs, entre Bruxelles et Calais. Ses œuvres ont intégré des collections au Royaume-Uni, en France et en Australie.

Alix Godon

L'œuvre

Angkor Encore

Suite narrative de 15 techniques mixtes (encre, acrylique, mortier) sur papier, 2017 © Alix Godon

Née 1995. Vit et travaille à Clichy. Les cinq œuvres exposées par Mélie Hirtz représentent le début d’une série alliant un point de vue à deux actions. Rendant visible l’action marquante de la défenestration, elle met en lumière des actions quotidiennes afin de remettre en question les points de vue que l’on peut avoir sur notre société et l’intensité de nos actions. Pour ajouter poésie et légèreté, elle photographie différentes fenêtres et joue sur la sensation cinématographique du champ / fors champ.

Diplômée de l’ESRA (École supérieure de réalisation audiovisuelle) et passionnée par la photographie depuis toujours, Mélie Hirtz a décidé d’en faire son métier suite à un voyage à New York.

Mélie Hirtz

L'œuvre

Défenestration

Photographie, 2019
© Melie Hirtz

Née 1991 à La Rochelle. Vit et travaille à Marseille. À cheval entre le cinéma et l’art vidéo, Cléo Lhéritier questionne, à travers ses films, la vulnérabilité de l’Homme face à la nature et son besoin vital de reconnexion avec celle-ci. Cette recherche d’un équilibre entre beauté et essoufflement du monde l’incite à élargir sa pratique au-delà des frontières. Elle décrit et coréalise actuellement un trilogie de courts-métrages tournés dans douze pays.

Diplômée de l’École supérieure d’art d’Aix-en-Provence en 2015, elle étudie l’audiovisuel à Brasília (UNB) puis se forme au scénario à Marseille. Soutenu par Mécènes du Sud, elle réalise diverses expositions personnelles, puis projette ses films dans des institutions telles que le FRAC PACA ou lors d’événement comme Art-o-rama. Elle est nominée trois fois et obtient deux prix pour la meilleure photographie d’une web-série d’anticipation et d’un court-métrage brésilien.

Cléo Lhéritier

L'œuvre

Creuser l'Infini

Vidéo, 2017 © Cléo Lhéritier

Nés en 1990 et 1984. Vivent et travaillent à Paris. Collaborant ensemble depuis 2017, Araks Sahakyan Gasparyan et Ramón Rico Carpena sont des artistes multidisciplinaires travaillant par comparaison, opposition ou association. Le projet « Paper Carpets », initié en 2018, est une expression de leur approche critique de l’ethnogéographie dans l’art. Inspirés des techniques de la reliure, de fabrication des tapis et du papier, ils associent récit historique et histoires individuelles et déroulent sur le papier des tapis comme autant de critiques politiques et de réflexions sur les territoires, qu’ils soient géographiques, temporels ou intimes.

Araks Sahakyan Gasparyan est diplômée de l’École nationale supérieure d’Arts de Paris-Cergy avec les félicitations du jury à l’unanimité et de l’Université d’Alicante (Espagne) en traduction et interprétariat. Ramón Rico Carpena est diplômé de l’Université de Paris 3 Sorbonne-Nouvelle en Études Cinématographiques ainsi que de l’Université de Frankfort et de l’Université d’Amsterdam.

Sahakyan & Carpena

L'œuvre

Paper Carpet 1

Techniques mixtes, dessin, reliure, collage numérique, col, 2018
© Sahakyan & Carpena

Nés en 1988 et 1992. Vivent et travaillent à Paris. Le duo Trapier Duporté est né de la rencontre entre Camille Trapier et Théo Duporté au cours de leurs études aux Beaux-Arts de Lyon, au lendemain d’une soirée, après que les projets fomentés dans la nuit aient su résister au lever du jour, à l’oubli. Le moment de leur rencontre peut paraître anecdotique, mais il constitue pourtant l’essence même de leur travail. Interrogeant les inquiétudes d’une génération qui doute de son avenir, le duo emprunte une vision tragicomique pour mener une réflexion sur la finitude et « l’after » en tant que concept représentatif de son époque.

Diplômés en 2015 et anciens résidents de la Cité des Arts à Paris, Camille Trapier et Théo Duporté sont lauréats du Prix de Paris et du Prix Pulsar. Leur travail a été présenté dans diverses expositions et festivals, notamment à la galerie Glassbox, à la fondation EDF, à la Villa Belleville ou encore à la fondation d’entreprise Ricard.

Trapier Duporté

L'œuvre

16 heures du matin

Techniques mixtes, installation sonore, 2019
© Trapier Duporté