Prix d’art contemporain dédié à la scène émergente

#15

édition
2023

Les artistes

Atelier Ate est un duo composé de Manon Ajorque et Nicolas Mehdipour, qui travaille dans un atelier au pré-Saint-Gervais où ils collaborent sur différents projets de peinture et d’édition. Ils travaillent ensemble sur des diptyques présentant le sujet du corps et son caractère sacré. Nicolas façonne comme un sculpteur. Puisant son inspiration dans l’antique, il donne vie à des nus à la force brute et expressive. Il crée des colosses que Manon prolonge par la couleur, la texture et des jeux de transparence. Elle représente des êtres à la présence surnaturelle, jouant du rapport entre esprit et organique.
Ainsi dotés d’une double vision, les sujets transcendent le format pour trouver chez l’un et l’autre une nouvelle résonance.

Atelier Ate

L'œuvre

Apollon et Parvati

Peinture, Huile sur toile, 80,5 x 60,5 cm ( x 2 )

Polen.KH vit et travaille à Rennes. Formé aux Beaux-Arts principalement à la vidéo et à l’installation, c’est par les arts urbains qu’il a renoué avec son médium de prédilection : la peinture. Il a accompagné une artiste peintre et muraliste, pendant cinq ans, dans la réalisation de fresques monumentales, en France et en Inde.

 

Ses peintures murales et ses toiles sont envisagées comme des récits qui puisent dans des situations en apparence banales, anecdotiques. Les quotidiens anonymes sont les sujets de son attention, la matière qu’il travaille afin de générer des images allégoriques, dont on peut se sentir, à la fois proche et éloigné.e. Polen.KH est inventeur de situations, dramaturge de l’ordinaire, dont il révèle une part d’absurdité. Le.la regardeu.r.se est plongé.e au cœur d’une ambiance cinématographique, avec l’impression d’être suspendu.e dans la contemplation d’une scène de film en cours de construction. Il s’agit de saisir un instant en équilibre, sur le fil, entre réel et fantasmé.

Polen.KH

L'œuvre

Le Chant des Sirènes

Peinture, Huile sur toile,

100 x 73 cm

Éloïse Labarbe-Lafon, photographe plasticienne, est basée à Paris. Parallèlement à sa pratique photographique, elle a étudié l’histoire de l’art, le cinéma, a été restauratrice de films et a colorisé des archives documentaires. Cette proximité avec le cinéma des origines et les souvenirs imprimés sur pellicule ont nourri sa pratique. Éloïse travaille sur la préciosité de l’image-objet, au travers d’un éventail de souvenirs capturés sur film argentique noir et blanc colorisés à la main. Flânant dans des espaces de solitude et de silence, les corps et paysages s’offrent à l’objectif. Figées dans une temporalité nostalgique, pareilles à des fables d’antan, les images dévoilent des personnages fantomatiques, lascifs, inaccessibles, évoluant dans un univers chromatique sensuel. Ces mirages picturaux sont fabriqués comme des récits questionnant l’étrange et l’équivoque. Ils sont comme happés dans un conte dont on ne connaît ni le commencement, ni la fin.

Eloïse Labarbe-Lafon

L'œuvre

Vanished in Evia

Photographie argentique et Peinture, 30 x 45 cm (x2)

Marie Muller Priqueler est une artiste visuelle diplômée du Royal College of Art de Londres. Elle travaille et vit actuellement entre Besançon et Strasbourg. Très vite saisie par les problématiques de genre, son travail se caractérise par des recherches psychanalytiques, philosophiques, botaniques et ésotériques sur les représentations alternatives de la subjectivité féminine. Ses images, sculptures, performances ou installations vivantes montrent la relation étroite entre une femme, son corps, la planète Terre et questionnent les représentations dans notre société actuelle.

Marie Muller Priqueler

L'œuvre

Les Murmures de la Loue

Photographie argentique sur papier naturel, 21 x 29,7 cm – 10,5 x 14,8 cm

Benoît Lefeuvre s’intéresse à la manière dont la mémoire est façonnée par l’écoulement du temps. Il retranscrit visuellement ce mouvement invisible qui échappe à la perception humaine. Travaillant à partir de matériaux photosensibles, dont les agents chimiques se sont décomposés naturellement ou par manipulations, il métamorphose et sculpte ce support de mémoire. Se révèlent alors des abstractions évoquant des paysages naturels ou oniriques. Celles-ci font références à des univers marins et géologiques dont le point de vue et l’échelle troublent notre perception. Ces matérialisations traduisent un processus autonome à l’image de l’érosion des récifs par la mer.

Benoît Lefeuvre

L'œuvre

Mémoire de l'île d'Her

Tirages jet d’encre pigmentaire sur Hahnemühle, eau de mer évaporée, encadrement bois blanc cérusé, 210 x 100 cm

Célia Boulesteix, née à Limoges et diplômée de l’École Duperré. Sa pratique multidisciplinaire explore l’espace contemporain comme un vecteur intemporel anti-monumental et intime. Ses techniques plastiques varient en fonction du sujet traité et se déploient à différents rythmes, entre projets ponctuels et recherche sur la photographie, sculpture et installation. Après une dizaine d’expositions en France et à l’étranger courant 2022, elle présente sa première exposition personnelle au Lucid Interval (Paris), en janvier 2023.

Célia Boulesteix

L'œuvre

Running in circle

Techniques mixtes, 135x200cm 

Né en 1992 à Paris, où il vit et travaille, Thibaut Caire est diplômé des Beaux-arts de Paris en 2018. Il entame alors des séries de dessins et de peintures centrées sur les espaces célestes, dans le silence, en prenant son temps. Le Livre de la Foudre est pensé comme une réflexion sur la création, le couple qu’elle forme avec la destruction, et son rapport intime à ce que l’être humain considère comme divin. Chaque dessin est effectué sur la page de garde arrachée d’un livre qui est ensuite détruit, dans un effort de retrouver une dimension sacrée dans un acte de profanation. La série s’arrêtera au millième dessin.

Thibaut Caire

L'œuvre

Le Livre de la Foudre

Dessin au Fusain et pastel, 19 x 22 cm (x8) 

Amélie Bernard est une artiste multidisciplinaire née en France. Après une licence en Arts plastiques, elle est partie vivre à Beyrouth pendant deux années durant lesquelles sa pratique artistique qui explore l’espace contemporain abandonné comme vecteur intemporel de mémoire et d’héritage, à pu prendre sens. Artiste de Poush Manifesto, elle vit et travaille désormais à Paris. Les procédés de construction et de reconstruction physiques ou psychologiques sont des notions omniprésentes dans son travail. Inspirée par l’imagerie de la ruine, elle travaille sur l’amenuisement des formes, la matière mouvante et les flux en constante évolution.

Amélie Bernard

L'œuvre

Broken Skins

Plâtre, impression photo, cire coloré, polystyrène fondu, grillages métalliques, résine

Né en 1994 à São Paulo, Brésil, Letícia Bueno est peintre et céramiste. Elle est diplômée en arts visuels de l’École de Beaux-Arts et de la Communication de São Paulo et a étudié l’art et le design à l’École supérieure des Beaux-Arts de Bordeaux, où elle a été reconnue pour ses oeuvres livres-objet et sculptures oniriques. Actuellement, elle vit à Limoges, où elle poursuit ses études de master à l’École nationale supérieure d’Art de Limoges. Inspirée de la phénoménologie de la pensée, Ilhas de sonhos (Îles de rêves) questionne les significations allégoriques du mot île. Associant l’île au rêve, à l’aventure vécue la nuit, à l’élan du subconscient, l’œuvre invite à une réflexion autour des sensations que nous avons à la visite des rêves, ces lieux uniques et familiers.

Letícia De Souza Bueno

L'œuvre

Iles de rêves

Céramique modelée et émaillée

Née en 1999 à Hyères, Julie Lavigne dite Joy, vit et travaille à Toulon. Elle est diplômée d’un DNSEP à l’École Supérieure d’Art de Toulon Métropole en 2022. “Qu’il soit organique, architectural ou virtuel, le travail de Julie Lavigne envisage l’habitat de manière poétique, en explorant ses ressources sensorielles. En instaurant une analogie entre la matrice et le corps, Julie inscrit sa pratique dans des enjeux d’interactions et de transmissions intimes tout autant qu’universels. Tant par ses nombreux composants matériologiques que par les sujets qu’elle traite, cette jeune artiste donne une vision novatrice de l’interface. En s’emparant des moyens de communications physiologiques, comme les odeurs, les ondes ou technologiques, allant de la télévision cathodique jusqu’aux possibilités de la création 3D – ses installations font transiter le public dans différents espaces narratifs et métaphysiques.” – Texte de Louise Noel, 2023

Joy ou Julie Lavigne

L'œuvre

Infans

Tente en latex, 130 x 210 cm

Adrien Julliard vit et travaille à Arles. Il est diplômé de l’IsdaT et de L’Ensp Arles. Son travail a été montré dans différents festivals, comme les rencontres de la photographie d’Arles et le festival Eté indien. Il est actuellement résident à la Kabine, centre de l’image (Arles), et participe au projet d’éducation artistique et culturelle Imagesin porté par l’ENSP, le Jeu de Paume, le BAL, l’INSEAC et les rencontres de la photographie d’Arles. Se questionnant sur les moyens de faire commun, à partir de la photographie et de protocoles qu’il met en place, Adrien déploie des actions et installations mettant en scène des confections collectives de bouquets de fleurs comme métaphore du regroupement. Cette réflexion autour des formes de rassemblement amène aussi le travail d’Adrien à proposer des poèmes visuels et participatifs.

Adrien Julliard

L'œuvre

Les Nénuphars

Installation photo et performance interactive

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Diplômé du conservatoire de Bamako (Mali) et du Fresnoy-Studio national des arts contemporains, passionné par l’art, Moïse Togo a commencé ses études universitaires en sciences juridiques et politiques en 2010. Ensuite, ses ambitions artistiques l’amènent au conservatoire de Bamako puis au Fresnoy. Son travail questionne l’évolution des croyances africaines dans un monde moderne, les nouvelles technologies et les conditions sociales de l’être en explorant de nouvelles formes d’écritures cinématographiques. Pour son film $75.000, il reçoit plusieurs récompenses dont le Prix Bakary Diallo et le prix de l’œuvre expérimentale 2021 de la SCAM. 

Moïse Togo

L'œuvre

75 000$

Vidéo